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Mc Enry Little Mc Enry (dit le défenseur des pauvres) est né à Londres en 1944. Fruit des amours illégitimes d’un noble serviteur de Sa Gracieuse Majesté, il eut une jeunesse tumultueuse, ce qui le força à s’engager dans la marine pour se faire oublier. C’est au cours des longues traversées transatlantiques qu’il peaufina sa connaissance du droit des démunis. Après une opération de chirurgie esthétique, qui lui donne enfin des pectoraux de chef de bureau, il décide de s’engager sur le sentier maçonnique. Il y fait rapidement une brillante carrière. L’étude attentive de la Patente Morin lui apporte la révélation de la beauté du Rite et il se fait élire Grand Commandeur à l’unanimité des présents. Depuis lors, les absents sont de plus en plus nombreux. Macaroni Jean-Etienne Macaroni, né à Paris le 3 janvier 1795, passé à l'Orient éternel le 21 novembre 1868.
Maçon n. c., m.: Individu initié aux "mystères" de la Maçonnerie. Précepte profane: "Mieux vaut un loup dans son grenier, qu'un maçon en amitié".
Maçonnerie n. c. f. : Multinationale d'ateliers destinés à des adultes ne sachant ni lire ni écrire.
Attachés à leur indépendance intellectuelle, les maçons n'ont jamais pu être classés selon les critères de groupe. C'est sans doute pour cette raison qu'ils ont toujours dérangé les esprits conformistes et ceux qui se croient les dépositaires de la vérité révélée ou laïque. En effet, il y a des maçons de "gauche", des grands "libéraux" et des maçons de "droite", ce qui est normal puisque la Maçonnerie est apolitique. Il y a des croyants, des athées et des agnostiques, car la Maçonnerie respecte la liberté de pensée de ses membres. Il y a des aristocrates, des bourgeois et des artisans, des médecins, des juges, des architectes, des boutiquiers et des chômeurs, et tous se reconnaissent égaux. Il y a des maçons qui sont fiers de leurs convictions et d'autres qui se cachent maladivement derrière l'anonymat du pseudo secret maçonnique. Il y a de grands esprits et de petits imbéciles, de grands "Apprentis" et de petits "Kadoschs". Il y a des maçons de qualité, des maçons gradés, et quelques uns qui confondent grades et qualités. Il y a l 'élite et le commun. Il y a l'écume et il y a le limon. Il y a peut-être autant de Maçonneries que de Maçons car ces hommes et ces femmes qui se reconnaissent pour "frères" n'ont souvent en commun que leur amour de la liberté et les efforts qu'ils font pour "tolérer" la différence des autres. La société des Maçons ne recherche ni son bien, ni celui de ses membres mais, beaucoup plus orgueilleusement, celui de l'humanité. Elle n'est pas la seule organisation qui ait d'aussi hautes prétentions, mais, au contraire des autres, la Maçonnerie n'a été responsable d'aucun bûcher, d'aucun camp de concentration, d'aucun goulag ni d'aucun emprisonnement pour délit d'opinion. La franc-Maçonnerie est une société prosélyte. Elle propose une philosophie sociale inspirée par les idées de liberté et d'égalité, une philosophie religieuse fondée sur la tolérance , une philosophie morale promouvant l'amour de la paix, la convivialité et la philanthropie, une philosophie de l'avenir qui, sans renier le passé, croit au progrès de la science et au destin de l'homme. Un tel ensemble philosophique aurait dû suffire à réunir des hommes et des femmes de bonne volonté qui, sans se culpabiliser par une faute aussi originelle qu'imaginaire, rechercheraient simplement le bonheur pour eux même et pour l'humanité toute entière. Malheureusement, l'homme a toujours été torturé par le besoin d'expliquer ce qu'il ne comprend pas, par le besoin de diriger ce qu'il ne maîtrise pas, par le besoin de posséder ce qui est du domaine de l'ontologie. C'est ainsi que, partant de bases essentielles, la Maçonnerie a parfois digressé vers l'accessoire et le superficiel. Alors, sont nés des rites superfétatoires, des grades incongrus, des conceptions contradictoires, des luttes fraternelles. Actuellement, sous le terme de "Maçonnerie" sont groupées diverses associations de tendances parfois divergentes, de telle sorte que le terme est devenu encore plus indéfinissable.Maçonnerie Féminine loc. f.; Obédiences maçonniques réservées aux femmes. Les Constitutions d'Anderson (1717) précisent: "Les personnes admises comme membres d'une Loge doivent être des hommes de biens et loyaux, nés libres et d'âge mûr et circonspects, ni serfs, ni femmes, ni hommes sans moralité ou conduite scandaleuse mais de bonne réputation". Les représentantes du beau sexe sont ainsi assimilées aux "hommes sans moralité" ou "de conduite scandaleuse". Selon le voeu de ses fondateurs anglais, la Maçonnerie devait être une affaire d'homme, au même titre que les Clubs, sur lesquels elle s'est d'ailleurs modelée. La première femme qui parvint à se faire initier fut sans doute la fille du Comte de Steinbach qui, surprise en haut d'une échelle, par des Maçons qu'elle observait, fut "initiée" pour récompense de sa curiosité. En 1774, le Grand Orient de France autorisa la naissance de Loges d'adoption ouvertes aux égéries de l'époque. Ces Loges pratiquaient un rituel édulcoré et leurs Travaux étaient dirigés par les responsables des Ateliers masculins auxquels ces Loges d'adoption étaient souchées. La Maçonnerie féminine est sans doute née grâce à Maria Deraismes qui tenait salon littéraire et fut initiée le 14 janvier 1882 par la loge "Les Libres Penseurs du Pecq". Maria Deraismes, âgée de 55 ans, avait déjà su se faire un prénom puisque c'est en son honneur que Gounod écrivit son fameux "Ave Maria". Il lui restait à se faire un nom, ce à quoi elle s'attacha avec courage et ténacité avec l'aide du docteur Claude Martin qui était maçon. L'apprentie Maria Deraismes décida donc de fonder sa propre obédience. C'est ainsi que la maîtresse de Claude Martin, devint Grande Maîtresse de la Grande Loge Mixte Ecossaise "Le Droit Humain" . Le "Droit Humain" comptait à l'origine 38 femmes et 5 hommes. La proportion est à peu près la même actuellement, ce qui nous permet de constater qu'au D...H..., un homme vaut 7,7 femmes. La Maçonnerie exclusivement féminine est apparue en France en 1952 (Grande Loge Féministe) . Sa succursale belge est devenue indépendante en 1981 sous le nom de Grande Loge Féministe de Belgique (G...L...F...B...) Alors que les soeurs du Droit Humain portent minijupes et décolletés profonds, les bombes sexuelles qui composent la G...L...F...B... cachent leurs charmes sous de longues toges noires.
Les obédiences féminines se montrent très rigoureuses sur le choix de leurs candidates, mais il semble qu'elles le soient moins en matière de rituel.
En travaillant sur soi même ( ou en le laissant faire par quelques frères plus instruits en Maçonnerie), et quand elle connaît bien l'Art, la Compagnonne est élevée au grade de " Maîtresse ". Penser est pour beaucoup de femmes un accident heureux plutôt qu'un état permanent. Comment expliquer autrement qu'elles refusent le titre gracieux de "Compagne", mais n'hésitent pas à s'affubler de celui de "Maîtresse". Alors que nous connaissons la "femme médecin" (et non pas médecine), "la femme professeur" (et non pas professeuse), "la femme tronc" (et non pas tronche ), "la femme objet" (et non pas objette), pourquoi les maçonnes, qui ont appris l'Art, se font elles appeler "Maîtresses" plutôt que "Maîtres"? N'y a-t-il pas dans cette appellation une incitation préjudiciable à la sérénité des travaux maçonniques? Si une "soeur" porte volontairement ce titre, comment ne pas imaginer qu'elle revendique également les plaisirs qui s'y attachent? Les maçons l'ont bien compris et certains font preuve d'un courage méritoire en prenant sur leurs heures de sommeil pour satisfaire certaines soeurs devenues "Vénérables Maîtresses", ce qui tient de l'exploit plus que du plaisir incestueux. Il faut dire que la fonction de "Vénérable Maîtresse" d'une Loge est généralement réservée à la plus sage de l'assemblée or, comme l'a si bien dit Anatole France, la sagesse des femmes, comme les corbeaux, niche généralement dans les ruines. Les maçonnes ont commis d'autres modifications: le "Frère Couvreur" est devenu "Couvreuse", pour symboliser leur opposition à la "position du missionnaire", dont l'origine cléricale est par trop évidente. Le "Frère Hospitalier" a été remplacé par une "Soeur Hospitalière", ce qui risque de créer une funeste confusion avec d'autres soeurs qui n'ont que la cuisse "hospitalière". Comme le disait une Grande Maîtresse de la Grande Loge Féministe de Belgique, Monique Cléopâtre: "Tout fout le camp". Depuis qu'elles sont entrées en Maçonnerie, les femmes ont travaillé à sa destruction: elles ont déformé les titres qui faisaient la grandeur des maçons; elles ont profané leurs temples en y remplaçant l'encens par le " Numéro 5 " de Chanel. Même les symboles de la Maçonnerie n'ont pas échappé à ces iconoclastes en jupon puisque l'illustre pentagramme encadrant la lettre " G " qui symbolisait " God " pour les maçons traditionalistes et la " Géométrie " pour les maçons laïcs, n'est plus pour les maçonnes qu'une allusion au travail qu'elles doivent faire sur elles mêmes pour trouver leur point G.
Magnette Charles Magnette (1868-1927), homme politique et Franc-Maçon. Il fut initié à la loge "La parfaite Intelligence et l'Etoile Polaire", à l'orient de Liège. Grand Maître du G...O...B... de 1914 à 1921, il récidiva de 1925 à 1927. S'illusionnant sur la fraternité maçonnique, il écrivit en 1914 aux maçons d'Allemagne pour solliciter leur intervention contre les excès de l'occupation allemande. Non seulement ces derniers ne lui répondirent pas, mais ils communiquèrent sa lettre aux autorités boches qui l'emprisonnèrent. Maillet n. c., m.; Petit marteau de bois ou d'ivoire. Symbole de commandement utilisé par le Vénérable pour frapper sur la tête des compagnons qui demandent une augmentation de salaire.
Maître à penser locution, m.; Les francs-maçons ont une tendance maladive à justifier leurs affirmations par des références d'auteurs maçons qu'ils croient d'autant plus éminents qu'ils sont anciens. Malheureusement, ils s'interrogent rarement sur la valeur humaine et intellectuelle des auteurs auxquels ils se réfèrent. Le fait qu'il s'agisse de Maçons leur suffit trop souvent. Et pourtant, ceux qui invoquent Oswald Wirth à tour de planches, savent-ils que leur idole était un petit fonctionnaire du ministère des finances qui pratiquait l'occultisme à ses nombreux moments perdus. Ceux qui citent Willermoz pour tenter de justifier leurs aspirations philosophiques savent-ils que ce dernier était un boutiquier en mercerie qui gagna sa vie en vendant des boutons de culottes. Ceux qui se réfèrent à Ragon pour expliquer la valeur initiatique d'un rituel savent-ils qu'il était également fonctionnaire des finances et qu'il n'écrivit plus lorsqu'il obtint une situation plus valorisante. Peut on imaginer Voltaire, Thomas Moore ou Hegel en manches de lustrine dans l'arrière bureau empoussiéré d'un quelconque ministère? Plus proches de nous, peut-on concevoir Camus, Sartre, Cocteau ou Heidegger se contentant de gagner leur vie derrière un comptoir de couches-culottes? La littérature maçonnique est remplie de petits maîtres à penser dont les écrits ne sont souvent qu'un exutoire utopique à leurs propres échecs, à la mesquinerie de leur vie ou à la modicité de leurs origines. L'être humain est formé d'un ensemble d'éléments interdépendants: On vit comme on est et l'on pense comme on vit. Les grandes idées ont besoin de grandes destinées, et rares sont les auteurs maçonniques qui en eurent.
Maître Secret locution, m.; Titre honorifique, 4ème degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Grade intermédiaire sans valeur symbolique. Le signe du grade consiste à poser l'index et le médium sur la bouche, ensuite, remonter les doigts pour les faire pénétrer dans les narines jusqu'à la première phalange.
Maîtresse n. c., f. : Personne de sexe féminin initiée aux plaisirs extraconjugaux ou au 3ème degré de la Maçonnerie; sans que cette définition soit obligatoirement alternative.
Mallette n. c., f.; Les ouvrages maçonniques décrivent généralement tous les outils et objets utilisés en Maçonnerie ainsi que leurs interprétations symboliques. De manière étonnante, aucun auteur, de Ligou à Van Brabant, n'a évoqué un objet pourtant essentiel : la mallette.
Certains Maçons, obsédés de discrétion, considèrent que le port de la mallette en soirée est compromettant et ils préfèrent ranger leurs accessoires dans un sac à dos ou une valise en carton. C'est sans doute moins voyant mais beaucoup plus encombrant, tout en restant conforme au premier Landmark de la Maçonnerie: "La fin justifie les moyens". Les plus handicapés sont, évidemment, les Grands Officiers Dignitaires. Certaines mauvaises langues prétendent que la grandeur de leur tablier est inversement proportionnelle à celle de leur cerveau. On sait que ce n'est pas toujours vrai, puisque certains Grands Officiers hydrocéphales sont de parfaits crétins, mais imagine-t-on le grave problème que doit représenter le transport discret d'un si grand tablier pour un petit cerveau déjà bousculé par les nombreuses entrées et sorties solennelles auxquelles il est astreint par ses hautes fonctions ? Heureusement pour eux, les marchands du temple ont résolu ce grave problème maçonnique et vendent des mallettes fabriquées sur mesure. Quant aux rigolos de Memphis-Misraïm, ils ont imaginé un moyen encore plus subtil pour remplacer la mallette dénonciatrice: pour assurer leur incognito, ils se rendent à leurs réunions avec un petit sarcophage portatif sous le bras. Il paraît qu'en hiver on ne les reconnaît pas.
Mallarmé Stéphane Mallarmé (1842- 1898). L'illustre poète était professeur d'anglais en province lorsqu'il fut initié. Il considérait la poésie comme une ascèse conduisant à une communion ineffable avec le monde des essences. Selon Mallarmé, une telle communion ne peut être rendue qu'au moyen des symboles et le langage poétique véritable est un langage ésotérique que le profane est incapable de saisir.
Marlow Georges Marlow (1872-1947) Poète belge qui fut souvent comparé à Mallarmé. Initié en 1925 à la loge "Les Vrais Amis de l'Illusion et du Progrès" Durant les dernières années de sa vie, il aimait à se reposer au soleil d'un petit square Ucclois qui porte actuellement son nom. Interrogé sur son adolescence, il expliquait: " J'ai passé une grande partie de ma jeunesse à tourner verticalement sur des rythmes langoureux avec la seule arrière pensée de me retrouver à l'horizontale en compagnie des jeunes filles en fleur que j'avais fait passer de la position assise à la position verticale. Alors maintenant, c'est à mon tour de m'asseoir."
La Marque Organisation paramaçonnique d'origine anglaise regroupant les maçons tatoués. Selon les statuts, le tatouage doit s'étendre sur une surface de 10 cm² au minimum au repos. Martin Claude Martin (1844 - 1916). Elevé par les jésuites, il s'enflamma très jeune pour les opérations financières et bancaires. Une éducation phallocrate le conduisit à fréquenter les francs-maçons et notamment les amis de Léon Richer.
Martinisme Secte fondée par Saint Martin, le "philosophe inconnu", avant la révolution de 1789, et qui avait pour base le spiritualisme mystique et la mise en communauté des femmes. Actuellement, les sectes martinistes se présentent sous forme d'organisations pseudo-maçonniques mixtes qui comportent une majorité de laiderons, ce qui explique le peu de succès qu'elles rencontrent. Le Martinisme ne doit pas être confondu avec les adeptes de Martines de Pasqually (Elus Cohen) Mastiquer verbe, tr.; lors des banquets, les maçons ne mangent pas, ils "mastiquent".Dans les obédiences féminines, les soeurs "sucent". Expression maçonnique: "La mastication rend sourd" Mellor Allec Mellor, (1907 - 1989) avocat français, catholique et franc-maçon, il publia plusieurs ouvrages sur la franc-Maçonnerie: "Quand les francs-maçons étaient légitimistes", "Nos frères séparés, les francs-maçons", "Les grands problèmes de la franc-Maçonnerie d'aujourd'hui". Allec Mellor est le créateur de la "Voie Substituée", nouveau rite intégriste dont il s'institua Grand Pontife. Memphis-Misraïm " Ordre Souverain de Memphis-Misraïm ": Obédience maçonnique de tendance égyptoïde imaginée par Cagliostro au cours d'une crise de delirium tremens. L'Ordre de Memphis-Misraïm (O.M.M.) a été fondé à Paris en 1838 et à Bruxelles en 1839 par les FF. Jean-Etienne Macaroni et Anatole Mouttet. Il est composé de rigolos qui croient que la Maçonnerie remonterait aux pharaons et se sont constitués en organisation secrète pour rechercher le morceau manquant d'Osiris. Pour se réunir discrètement, les égyptoïdes de Memphis-Misraïm ont camouflé leur temple sous la structure d'une pyramide qu'il ont élevée à Bothey-lez-Bains de pieds. Les membres de cette obédience ont remplacé le tablier de peau par une jupe en lin blanc et leur rituel est écrit sous forme d'hiéroglyphes. Ils ont constitué 2 loges: " New Memphis " (Bruxelles) et " Memphis-Tennessee " (Bothey-lez-bains de pieds) Expression: " Le rite de Memphis-Misraïm est le protozoaire de la Maçonnerie ". Métaux Le maçon doit apprendre à se libérer de ses métaux et s'il n'y arrive pas tout seul, son obédience l'y aide volontiers. Ainsi, le vrai et légitime maçon, ruiné par les nombreuses capitations, cotisations, redevances ou droits de passage qu'il doit payer à son obédience, mais aussi par l'achat de médailles, décors, sautoirs et rubans multicolores, sans oublier les nombreuses tournées de pots de bière ou de pots de vin que les Landmarks lui imposent d'offrir à ses frères, apprend à se détacher des unités monétaires et à les remplacer par des " briques " qui constituent l'unité d'échange du commerce maçonnique fondé sur le troc.
Une " brique " pouvant difficilement se glisser dans une poche du festive skin des maçons sans déformer cette oeuvre d'art, on comprend pourquoi les Maçons sont rarement en mesure d'aider les pauvres qui crèvent de misère aux portes de leurs temples. Croisant une pauvresse qui tend la main pour nourrir les cinq mioches qu'elle a conçus à défaut de télé, le vrai maçon ne peut que poursuivre son chemin solitaire vers la Lumière car il serait parfaitement malséant de déposer une brique dans une main affamée.
Le Droit Humain (D...H...) réalise un chiffre d'affaires inférieur : seulement 15 millions. Pour augmenter ses ressources, le D...H... oblige ses Ateliers à se réunir dans ses locaux, ce qui lui procure des loyers fort respectables. La Grande Loge Féministe de Belgique (G...L...F...B...) et la Grande Loge Régulière de Belgique ( G...L...R...B...), dont les revenus se situent aux alentours de 3 millions par an, font figure de miséreux dans le petit monde des Obédiences maçonniques. Certaines Obédiences bénéficient aussi de dons émanant l'Opus Dei, mais les montants ne sont pas connus.
Meunier Meunier, Constantin (1831-1905). Sculpteur. Initié en 1879 à la loge "Les Amis Misanthropes" à l'orient de Bruxelles. Selon les travaux du "Groupe de Recherche SOCRATE" , Constantin Meunier serait le véritable auteur de la "Vénus de Milo". C'est ainsi que son président, le B.A.F (Bien Aimé Frère) Serge Clachskopf a présenté une "planche" intitulée: "Le sculpteur Milo est un faussaire"
Meyerbeer Meyerbeer, Giacomo (Jacob-Liebmann Meyer-Beer, dit Meyerbeer) (né à Tasdorf le 5 septembre 1791, décédé à Paris le 2 mai 1864); initié en 1842 à la loge "Les sept Ecossais réunis". Membre de la loge "Les Frères Désunis Inséparables". Le frère Meyerbeer a écrit peu d'oeuvres maçonniques: "Monte là dessus" (orchestrée en 1995 par le F. JP Mozart), "J'ai trois amours", mais surtout la fameuse "Marche du Couronnement", écrite pour l'entrée des officiers dignitaires de son atelier. Midi n. c., f.; Différant en cela de Malherbe, le maçon préfère aux matinées les chaudes après midi d'été, lorsque l'air est comme alourdi par une caresse prolongée, le sommeil éveillé d'un désir satisfait. C'est à midi plein que les parfums montent de la terre chaude, semblables aux souffles ineffables qui s'exhalent des minutes éternelles de l'extase; parfums de sèves plus pénétrants que celui de l'air satin; bruissements verts des arbres plus berceurs que le flux de la mer. C'est à midi plein que les insectes, emprisonnés dans les rayons du soleil, passent devant nos yeux comme des poussières d'ombre. Un coléoptère au vol lourd s'enfonce dans la pénombre des sous-bois. Des couples de papillons grecs, couverts de chamarrures, se perdent dans leurs propres reflets colorés, oubliant qu'ils ne sont que des chenilles ailées. Chaque pas posé dans les herbes où rampent des ruisseaux de mots inutiles fait s'élever des nuages de mouches symboliques et sur une pierre cubique, une couleuvre se chauffe en se nouant comme un collier de fleurs destiné à parer la vertu. Des arbres à médailles tendent leurs branches couvertes des fruits du péché d'orgueil. Ivres de lumière, les oiseaux innocents s'aiment dans les buissons ou se réfugient dans l'ombre d'un vieux temple délabré, pendant qu'un petit crapaud obèse inspecte les colonnes d'un air souverain de commandeur. Les maçons rêvent de jours, de mois et d'une vie qui ne seraient qu'une longue après-midi de soleil. C'est pourquoi ils ouvrent leurs travaux à "midi plein" même si les montres des ministères et des casernes affichent le début de la nuit.
Millisible Joseph Millisible , né à Bottey-lez-Bains de pieds le 1-4-1924, Fils de Arthur Millisible et de Sophie Laplanche. Ancien chef de rayon d'un grand magasin, reconverti dans la Maçonnerie. Ancien Grand Hiérophante de l'Ordre égyptoïde de Memphis-Misraïm de Belgique, qu'il a dirigé durant 25 ans, il a été enfermé vivant dans sa pyramide de Bottey-lez-Bainds-de-Pieds par son successeur, le Grand Hiérophante Robert Romel. Selon certaines rumeurs, Joseph Millisible souffrait du même problème que le dieu Osiris, de telle sorte que sa recherche ne fut jamais tout à fait désintéressée.
Mitterand Jacques Mitterand: Grand Maître du Grand Orient de France ( de 1961 à 1964 et de 1969 à 1971), il est aussi l'auteur d'un livre insalubre : " Politique des francs-maçons ".
Mitterand François Mitterand: ancien président de la République française. Le fait qu'un ancien Grand Maître porte le même nom a longtemps laissé supposer qu'il avait été initié. Les partisans de l'initiation présidentielle évoquent généralement la cérémonie du Panthéon, le 21 mai 1981, quand la gauche triomphante honorait, la rose à la main, les gloires de la République. François Mitterand salua la mémoire des FF... Victor Schoelder et Jean Moulin qui étaient francs-maçons, mais aussi de Jean Jaures, qui ne l'était pas. Certains relèvent également que le premier conseil des ministres du gouvernement Mauroy comportait dix francs-maçons : Roland Dumas, Henri Emmanuelli, François Abadie, Joseph Franceschi, Pierre Joxe, Yvette Roudy, Georges Lemoine, Paul Quiles, Charles Hernu et Jack Lang. Interrogé sur cette coïncidence, François Mitterand prit rapidement ses distances : " Il y a eu assez d'histoires avec la loge P2, ne créez pas la loge PS ". On rappelle également que son beau-père, Antoine Gouze, était franc-maçon. En 1940, cet homme de cœur et de principe avait refusé de recenser, comme on le lui demandait, les élèves et les professeurs juifs du Collège de Villefranche-sur-Saône dont il était Principal. Il avait été révoqué par le pouvoir de Vichy. S'il y avait beaucoup de maçons autour de l'ancien Président, il y avait aussi beaucoup de protestants, de juifs et de catholiques. Il avait su créer un formidable réseau, une fédération de groupes d'appartenances dont lui même s'était toujours gardé de faire partie. Si Mitterand fut parfois le protecteur de la Maçonnerie, il n'en fut jamais le prisonnier et, en janvier 1992, lorsque éclata le scandale politico-financier de la "S.A.G.E.S.",s l'une des sociétés qui servaient à financer le P.S., il n'hésita pas à tenir des mots très durs contre "un petit groupe de copains francs-maçons".
Quoi qu'on en pense, quoi que certains en disent, le Président Mitterand ne fut jamais maçon et le f... Guy Penne, qui était l'un de ses conseillers à l'Elysée a même précisé : "Je crois qu'il s'en fout, Mitterand, de la Maçonnerie. Je crois même pouvoir dire qu'elle ne l'a jamais tenté. Avec son beau-père, il aurait pourtant pu y trouver une voie royale, s'il l'avait voulu. Il n'est ni pour ni contre, tout au plus agacé, comme toujours lorsqu'il ne peut pas contrôler. Mitterand était indiscutablement un homme très intelligent...
Mixité La Maçonnerie classique est profondément sexiste. Alors que notre société progresse dans la mixité (enseignement, travail, armée...), les maçons continuent à se réunir entre personnes du même sexe et témoignent ainsi du caractère rétrograde de leur philosophie. On pourrait croire que le D...H... s'est dégagé d'un sexisme suranné, malheureusement sa mixité n'est pas authentique. Cette obédience a été créée par une militante féministe qui ne connaissait rien à la Maçonnerie et qui a "initié" une dizaine de consoeurs sans respecter les règles de fond et de forme de l'organisation dans laquelle elle prétendait les introduire. Tous les ateliers de cette obédience "mixte" sont dirigés par des soeurs de l'Obédience et si quelques mâles traînent parfois sur les colonnes, il s'agit généralement de membres d'une autre obédience venus visiter une épouse ou une maîtresse, ou peut-être de l'un des quelques eunuques qui servent à justifier la pseudo mixité imaginée par Maria Deraismes. Toutes les obédiences sont sexistes et ce ne sont pas les rares inter-visites ou inter-copulations entre frères et soeurs qui suffiront à contredire cet aspect réactionnaire de la Maçonnerie contemporaine. Elles sont sexistes mais elles l'avouent, alors que le D.H. est une organisation féministe (donc sexiste) qui se cache sous une caricature de mixité.
Moabon Banania (ou Mohabon, Mohaben, Mohabin) traduction approximative de l'hébreu, signifie: fils de pourriture. D'après la Genèse XIX, 36-37, c'est le nom du fils et petit-fils de Loth, né de son inceste avec sa fille aînée. Surnom donné aux maîtres au R...E...A...A... , il est également utilisé aux 14ème, 23ème, 24ème degrés et surtout au 29ème degré, dont l'emblème est un champignon. En Maçonnerie, si l'expression "fils de pute" reste une injure, par contre, "fils de pourriture" ne l'est pas. Pour se reconnaître, les maçons du 29ème degré s'interpellent d'ailleurs généralement en se disant: "Bonjour fils de pourriture" Modèle n. c., m.; En Maçonnerie le modèle du passé idéalisé est une constante rituelle et philosophique. Les Maçons semblent ignorer qu'en construisant sa vie sur le modèle des autres on agit comme celui qui se ferait faire un costume sur les mesures d'un autre. Moldu n.c.m.; non initié; syn.: profane Mopse n. c., m.; Après la promulgation de la bulle "In Eminenti" (1738) des maçons allemands créèrent une association nouvelle pour éviter la censure ecclésiastique. C'est ainsi que fut créé "l'Ordre des Mopses" qui, malgré la protection du duc de Bavière, ne fonctionna qu'une dizaine d'années. Au XIXème siècle, le terme "Mopse" s'utilisait couramment pour désigner l'épouse d'un maçon. Le mot allemand "mops" se traduit par "carlin", petit chien à poil ras et au museau écrasé. Expressions: "Touche pas à mon Mopse", "Ma femme a rasé son Mopse","Ma soeur, puis-je caresser votre Mopse". Moralité Selon les anciennes Constitutions, pour être maçon, il faut être libre et de bonnes moeurs. Toute demande de candidature doit être accompagnée d'un " certificat de bonne vie et moeurs " pur et sans tache. Les maçons veulent en effet rester entre gens de bonne compagnie. Cette règle est impérative, qu'il s'agisse de frères ou de soeurs, encore que pour celles-ci, la virginité de leur certificat soit souvent la dernière qui leur reste.
MoreThomas More (1478-1535) a été l'un des premiers " humanistes " de la renaissance. Elève à Oxford (Université), et à Lincoln's Inn (Barreau), il excellera dans le droit, les lettres, la diplomatie et, premier laïc, premier non noble aussi, il sera nommé " Lord Chancelier " par Henry VIII d'Angleterre.
Morin Etienne Morin (dit Stephen de la Parfaite Harmonie) est né à New-York en 1727. Issu de la fugitive copulation de deux protestants français qui avaient fuit la révocation de l’édit de Nantes, il a fait fortune en vendant du vin roumain aux îles Marquises. Morin est l’inventeur de la Patente éponyme qui fait fureur au sein du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Mort J'ai vu, sur le parvis d'une église, un jour de bel enterrement, une jeune fille ramasser un chrysanthème qui était tombé d'une couronne ou du cercueil. Elle la glissa dans son corsage avant d'aller retrouver son amant. Il a dû la trouver jolie... C'est ainsi décorés que nous marchons souvent dans la vie. La mort n'est pas seulement au bout du chemin de la vie, elle est dans chaque instant de ce que nous appelons la vie. Notre dernier soupir n'est que l'un de nos soupirs; Notre dernier instant n'est que l'un de nos instants et il ne dure pas plus que les autres n'ont duré. Chacun de nos instants meurt et tous ces instants disparus font des secondes, qui font des minutes, qui font des heures, qui font des jours et les jours, des années qui font la somme des années de notre vie. Chacun de nos instants nouveaux est né de la mort du précédant et c'est bien une mort incessante qui accompagne notre vie. Il nous faudra mourir un jour, dire adieu aux matins clairs et aux soirs où finit le jour, dire adieu à l'être aimé, aux ferveurs qui nous ont occupés, aux soucis, aux fatigues, à la vie. A cette pensée tout badinage s'efface et notre sourire s'estompe, mais la terre ne prendra pas le deuil, les étoiles ne s'éteindront pas et les fleurs ne se faneront pas toutes. Et pourtant nous serons morts. La mort n'est jamais un grand événement et il faut être sot pour croire qu'un si petit accident se remarque dans le désordre de l'Univers. Après, il restera de nous le souvenir d'une ombre, un peu de temps; et puis des chrysanthèmes de temps en temps; et puis le souvenir des fleurs déjà fanées et, peu à peu, ce souvenir aussi se fanera. Alors ce sera comme si nous n'avions jamais vécu. L'oubli de l'éternité que certains inconscients appellent l'Orient éternel. Et Dieu ? Je préfère réserver la part de Dieu car ce n'est pas la mienne. Comment expliquer la misère du monde. Le septième jour, Dieu a dû s'endormir du sommeil éternel. Peut-être devrions nous aussi nous souvenir de lui le jour de la fête des morts.
Mot n. c., f.; Au commencement, il y a les mots. Les mots d'amour, les mots bleus, les mots d'usage, les mots guimauve, les mots qui jugent, les mots qui tuent... Il y a aussi les petits mots, les bons mots, les grands mots, les gros mots, le dernier mot... Les mots nous permettent de transmettre nos sentiments, nos inquiétudes, nos connaissances. Ils sont le moyen de communication essentiel de l'être humain et pourtant ils sont volatiles, fragiles, imprécis et même réversibles. La relativité des mots a été analysée par le groupement littéraire OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle) qui comprend quelques personnalités de la Maçonnerie belge: Shri Aurobindo, Swami Vivekananda, Francis Calembour, Licio Gelli, Yvette Horner et mon grand ami le Docteur Bataille. Le groupe OULIPO a fait une démonstration fort intéressante sur la contingence des mots en travaillant un texte original par la méthode sémo-définitionnelle. Le texte de base est universellement connu: " Prolétaires de tous les Pays, unissez vous !". Il est tiré du petit livre des maçons Karl Marx et Friedrich Engels , "Manifeste du parti communiste", rédigé en 1848 à la demande du deuxième congrès de la "Ligue des communistes" réuni dans la capitale anglaise. La méthode sémo-définitionnelle consiste à remplacer chaque mot du texte de base par sa définition du dictionnaire ou, à défaut, par un synonyme ou une analogie.
Ainsi: Le texte de base ainsi transformé peut se lire: "Les citoyens de la dernière classe, sans rien laisser au dehors à leurs compatriotes, doivent se posséder simultanément".
Si on continue à torturer cette phrase par la méthode sémo-définitionnelle, on peut remplacer: La phrase devient ainsi: "Les anciens combattants ne sont plus des bleus, mais ils sont privés de tout: on cède aux pays étrangers et les Français sont obligés de se contenir dans le même moment". Le résultat est assez dérangeant lorsqu'on constate que les mots qui servirent de slogan aux premières internationales du communisme, remplacés par des synonymes ou des analogies, furent répétés près de cent ans plus tard par l'avocat Tixier Vignancourt dans son "Discours aux français". Par la méthode sémo-définitionnelle, un slogan de gauche peut donc être retourné et devenir une phrase d'un discours prononcé par un homme d'extrême droite. Méfiez vous, les mots sont trompeurs, chacun d'eux peut en cacher un autre. C'est ainsi que la "tolérance" n'est parfois rien d'autre qu'une forme de suffisance et que la critique est parfois un aveu. Mot de passe locution, m.; Mot particulier à chaque grade pour permettre aux maçons de se reconnaître: - 1er degré: "faquin" - 2ème degré: "ciboulette" ou "estragon" - 3ème degré: "fils de pourriture" Les mots de passe essentiels du R...E...A...A... sont: "Chut" (4ème degré), "Bécane" (9ème degré), "Jahabourlou Hammam" (15ème degré), "Allez Julia" (18ème degré), "A la santé du roi de Prusse" (21ème degré), "Mort à Taxil" (30ème degré).
Mot de semestre locution, m. : Mot de passe destiné à écarter les distraits et accessoirement les profanes des réunions maçonniques. Le mot de semestre se communique au cours de la chaîne d'union. Exemple: " Les monocotylédones de ma soeur sont plus belles que celles du Grand Maître", "Tyr, bouchon de tous les maçons". Mozart Mozart, Léopold (né à Augsbourg le 14 novembre 1719, décédé à Salzbourg le 28 mai 1787. Compositeur, pédagogue et homme d'affaire, il fut initié en mars 1785, après son fils, à la loge "Zur Wohltagkeit". Mozart Mozart, Wolfgang Amadeus (né à Salzbourg le 27 janvier 1756, décédé à Vienne le 5 décembre 1791). Le divin Mozart fut extrêmement précoce: à l'âge de 6 ans, il composa sa première sonate.; à l'âge de 7 ans, il déshonora sa cousine, la petite Koechel et à l'âge de 15 ans (14 décembre 1784) , il fut initié à la Loge "Zur Wohltagkeit" à l'orient de Vienne.
A l'occasion d'une reconstitution historique relatant son initiation, les très nombreux Maçons présents prirent conscience de l'authenticité du message maçonnique et de la pérennité des liens de fraternité qui unissent entre eux les Maçons d'hier comme ceux d'aujourd'hui. Certains mauvais esprits envisagent de reconstituer l'enterrement du Frère Mozart. Le nombre des acteurs pourra être fortement réduit. On cherche un chien fraternel. Mozart Jean Pascal Mozart, arrière petit fils naturel de Wolfgang Amadeus Mozart, issu des relations du grand compositeur maçonnique avec la petite Koechel. Initié à la loge "Le Marquis de Sade", il est l'auteur de plusieures oeuvres de musique maçonnique: "Monte la dessus", "Et ta soeur", "le Couvreur des lilas", "La marche des C..." . Biographie de J.P. Mozart:Multatuli Edouard Douwes Dekker (1820- 1887), mieux connu sous son nom de plume "Multatuli" (J'ai beaucoup souffert). Fonctionnaire aux Indes Néerlandaises, il épousa en 1846 la baronne Everdine Van Wijnbergen qui lui donna deux enfants. Ecoeuré de la manière dont les autorités traitaient les indigènes, il démissionna de ses fonctions en 1856 et revint en Hollande. Les historiens de la Maçonnerie admettent que Multatuli était maçon. Selon Ligou "Ses oeuvres, en avance sur leur époque témoignent d'un véritable esprit maçonnique". On constate en tous cas qu'il combattit l'Eglise, la famille et les préjugés; qu'il défendit les droits de la femme et l'individualisme. Il prônait également le pluralisme qu'il mit en pratique sur le plan sexuel en prenant une maîtresse: Marie Hamminck-Shepel. Se moquant des convenances sociales, Multatuli vécut au vu et au su de tout le monde avec ses deux compagnes et ses deux enfants. Un journal de La Haye écrivit à son sujet : "Nous avons maintenant notre Erostate. C'est l'individualiste Multatuli. Il s'attaque à tout ce qui est sacré. Il prône la plus perverse des morales. Il bouscule et foule aux pieds tout ce que la nation a appris à aimer et à vénérer. Il nie Dieu, la Bible et l'Evangile. Il nie l'existence de l'âme, l'immortalité et le salut, et ne reconnaît pour unique déité que son propre moi". Multatuli est l'exemple même de la "Vlaamse perversiteit" Musées La Maçonnerie n'a incontestablement rien à envier à la plupart des musées. Comme le musée du Caire, elle possède même ses vieilles momies. On y trouve aussi quelques crocodiles mal empaillés, mais il s'agit d'une espèce spécifique, d'origine écossaise ancienne et acceptée, dont le petit cerveau de reptile se satisfait exclusivement de sautoirs dorés et de titres ronflants. Chaque bâtiment maçonnique possède généralement son petit musée privé comprenant: une statue de Léopold Ier en pied, en tronc ou en buste, des assiettes ébréchées, un pot de chambre décoré sur le coté de l'équerre et du compas, des sautoirs d'anciens Grand-Maîtres maculés de taches de potage ou de sauce, des médailles, et tous les outils que les maçons utilisent au cours de leurs travaux: cordes à danser, bandeaux pour jouer à colin-maillard, épées de chevalier, damiers portatifs, bougies de toutes les couleurs..., sans oublier les multiples poupées gonflables que la Maçonnerie met à la disposition des frères célibataires et que l'on appelle "tronc de la veuve", depuis que le F... René Phierry leur a coupé les jambes pour les mettre à sa taille.
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