Né dans les frimas de la seconde guerre mondiale, Georges Olivier Descartes a toujours été très fier de ses yeux bleu d'acier et de sa blondeur toute teutonique.
Son enfance se déroula sans regret. Fils d'artisan, petit-fils d'ingénieur, proche du prolétariat, il découvre rapidement l'intérêt de côtoyer les nantis. A l'âge de douze ans, sa première aventure amoureuse le laisse ébloui devant l'amie de ses parents, née Baronne della Soude, qui lui fait découvrir les charmes redoutables de sa tendresse.
C'est le début d'une grande aventure d'adolescent. Il dévore Balzac, Sade, le dictionnaire, la Bible, Johan et Pirlouit. Il plonge sur tout ce qui frémit et, après une étude approfondie des chemins qui mènent à l'amour, il obtient le prix Glandula pour son premier ouvrage "
Le chéri de ses drames " publié chez Nathan à l'âge de seize ans.
Son inscription à l'Université de Bruxelles le plonge immédiatement dans l'agitation de la Cité. Il y rencontre Marc Moulin et Leu Pho Kherr qui resteront ses maîtres à penser. C'est là aussi qu'il devient l'ami du couple Léona et Guy Hinjebair-Artchere. Il partagera leur vie commune tumultueuse et participera longuement à leurs travaux sur la philosophie de la séduction estudiantine.
Durant 2 ans, il perfectionne son anglais et ses connaissances érotiques en Floride. Il connait la passion lorsqu'il rencontre Sophia en escale à Orlando. Son premier amour avec une femme en uniforme est rythmé par les horaires d'Air France. Les va-et-vient durèrent 6 mois, et puis Sophia fut mutée sur Singapour.
Grand penseur devant l'éternel, il parcourt le monde pour la rejoindre en contribuant au progrès de la multinationale qui rémunère habilement ses services.
Fervent lecteur de Confucius, il mettra en pratique une maxime essentielle de ce dernier : "
Un chercheur qui cherche, c'est bien. Un chercheur qui trouve, c'est mieux ". Son apparence de notaire souriant et sa créativité sans limite lui permettent ensuite de faire une brillante carrière dans la transmutation de l'or en argent, une activité où il dispose de toutes les cartes utiles à la réussite. Il côtoie les grands du royaume et il devient dépositaire de fulgurants secrets d'alcôves.
Initié au GOB en 1983, il participe à la course aux honneurs. Un midi, confronté aux luttes tribales, il cède brièvement à la tentation de la révolte mais, heureux mortel, il rencontre dans une chambre humide une femme en noir qui le ramène dans le droit chemin des colonnes.
Une parmi d'autres, elle le quittera quelques temps plus tard pour un Sérénissime Grand Co-menteur. Depuis ce jour, il déteste les rubans et les sous-chefs de bureau.
Pessimiste optimiste, curieux de tous et de tout, il ose être ce qu'il a construit. Sans vanité, sans fausse honte, il poursuit l'analyse cynique des habitants du monde réel. Enfant du virtuel, fidèle infidèle, Georges Olivier est fondamentalement un adepte de la séduction. Il y cherche la concrétisation du plaisir de donner.