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Obédience n. c., f.: l'obédience est un organe profane chargé de centraliser l'administration des loges qui la composent et de les représenter à l'extérieur. L'Obédience relève de l'aspect exotérique de la Maçonnerie, alors que les Loges ont un caractère ésotérique. Chaque obédience est issue d'un groupement de Loges qui exercent leur pouvoir de décision en se réunissant en "Convent" ou en "Grande Loge". L'obédience a pour objectif de réunir et non de diriger et, si étymologiquement le mot "obédience" signifie "obéissance", c'est l'obédience elle même qui doit obéir à l'autorité des Loges qu'elle représente. En dehors des Ateliers qui la constituent, l'obédience n'a aucune existence possible, alors que l'inverse n'est pas vrai; elle n'a aucun pouvoir maçonnique, à tel point qu'elle est d'ailleurs dans l'impossibilité de procéder à une initiation. Seule la Loge peut valablement initier. Les Grands Officiers sont les mandataires des Loges et comme tels, ils doivent leur obéir et leur rendre compte. Ils ne disposent que d'un pouvoir de représentation et de gestion lorsque les Loges ne sont pas réunies en Convent ou en Grande Loge Toute autre interprétation ne serait qu'usurpation du pouvoir souverain des Loges . Qu'elles soient reconnues ou non, régulières ou irrégulières, fédérées ou isolées, féminines ou masculines... on peut constater que les Obédiences maçonniques, et surtout les Grands Officiers, tentent régulièrement de confisquer à leur profit le pouvoir souverain des Loges. Il n'est pas sans intérêt de relever notamment que les exclusions et interdictions qui existent entre les Maçons sont l'oeuvre des obédiences mais pas des Maçons, qui se reconnaissent tous comme frères. Papus écrivait: " Que vaut donc l'excommunication d'un Rite ou d'une obédience à l'égard des autres ? " Exactement ce que vaut l'excommunication d'une Eglise à l'égard d'une autre. " Les Réformés sont irréguliers pour les Catholiques, qui eux-mêmes, ainsi que les Réformés, sont irréguliers pour les Orthodoxes et tous s'accablent de documents historiques pour affirmer leur seule régularité. " Or, il est triste de voir les Maçons, hommes à la raison éclairée, qui devraient ne plus se laisser influencer par les préjugés, se laissent aller à leurs passions aveuglantes et se conduisent comme de sectaires cléricaux. " Mobilisé comme médecin major durant la " grande guerre ", Papus (alias le Dr Gérard Encausse) est mort de phtisie en 1916. Le problème n'est donc pas nouveau. Actuellement, alors que le monde profane a réussi à réconcilier deux ennemis héréditaires pour former l'Europe; alors que les Eglises ont su trouver le chemin du dialogue pour vivre l'oecuménisme, les obédiences n'ont pas avancé d'un pas dans leurs mesquines petites querelles dogmatiques. Pour trop de grands commis de la Maçonnerie, l'universalité se coupe en tranches obédientielles, la valeur en nombre de membres, la fraternité se joue à temps partiel et en milieu clos, les inter-visites sont exclusivement homosexuelles et la tolérance se pratique seulement dans les maisons du même nom. Sans oublier la philanthropie qui n'est plus qu'un symbole inutile puisqu'elle ne conduit à aucune fonction honorifique. Le jour où ces "maçons" là ne contamineront plus la Maçonnerie, peut-être le problème de nos multiples obédiences se résoudra-t-il tout seul. Les principales obédiences sont: la G...L...B... (Grande Loge de Belgique), le G...O...B... (Grand Orient de Belgique), la G...L...R...B... (Grande Loge Régulière de Belgique), la G...L...F...B... (Grande Loge Féministe de Belgique), le D...H...(Droit Humain) et, pour les momies: Memphis-Misraïm. D'autres organisations obédientielles pourraient encore être citées: (les Martinistes, l'Opus Dei, les Rosicruciens, les Adorateurs du Pubis, la Ligue pour la Libération des nains de Jardin, les Adeptes de la position du Missionnaire, etc.). Observance Stricte Observance; Maçonnerie d'Allemagne au XVIIIème siècle, réagissant contre les principes de la Maçonnerie anglaise qu'elle traitait de "late observance" ou observance relâchée. De manière paradoxale c'est la Maçonnerie anglaise laxiste qui se considère actuellement comme régulière et tente d'imposer ses conceptions sur le plan international. Occident n. c., m.: Côté par lequel les maçons entrent dans la loge et au deçà duquel règnent les ténèbres, l'ignorance et le mensonge. En plaçant la porte du temple de Salomon à l'occident, les auteurs de rituels ont témoigné d'une ignorance historique qui permet de se demander si les "ténèbres" ne se trouvent finalement pas de leur côté. Opus Dei
Les candidats, appelés postulants, obtiennent le grade d'Ecuyer et deviennent Donat avant d'être élevés au grade de Chevalier. Orateur n. c., m. : Maçon chargé de faire des salades avec les copeaux des planches travaillées dans les ateliers protégés de la Maçonnerie. La fonction d'orateur est une création française, tout comme l'Ecossisme. D'ailleurs, le R...E...A...A... doit précisément son existence à un discours d'orateur: le fameux discours du Chevalier RAMSAY qui, paradoxalement, ne fut jamais prononcé, mais simplement publié en deuxième partie d'un ouvrage intitulé "L'almanach des cocus". Orient n. c., m.: Comme le soleil se lève à l'Est, de même les Maçons croient que la connaissance leur apparaîtra de ce point cardinal. C'est pourquoi, durant leurs réunions, ils sont assis sur deux rangées qui se font face mais ils tournent tous la tête en direction de l'orient. A défaut d'avoir la certitude de recevoir la connaissance, ils ont au moins celle de contracter un torticolis . Sur le plan symbolique, il est assez gênant de constater que l'étoile rouge du communisme se trouvait également à l'est. Elle remplissait d'ailleurs le même office que l'astre du matin des Maçons. Depuis que cette étoile filante s'est éteinte, les pays de l'est se trouvent dans les ténèbres. Heureusement, la lumière luit aussi dans les ténèbres, pour autant que l'on connaisse les mots qui la font naître. Nos Obédience ont donc décidé d'initier rapidement ces malheureux slaves sans étoile. En l'espèce, c'est donc de l'occident que les nouveaux Maçons initiés en Hongrie, en Tchéquie, en Slovaquie et en Pologne, ont reçu la lumière. Orient éternel Locution, m; Paradis des maçons. Les méchants ne meurent jamais. Les éloges funèbres vantent toujours les qualités morales et le courage de ceux qui s'en vont, ce qui confirme bien que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers. Les maçons non plus ne meurent jamais. Selon leur jargon, ils passent automatiquement à "l'Orient Eternel", ce qui leur procure un avantage sur les chrétiens qui doivent attendre le jour de la résurrection. Alors que la plupart des Maçons sont athées ou agnostiques, on peut se demander si l'expression maçonnique "l'Orient éternel" ne comporte pas une légère confusion entre l'éternité et le néant. La philosophie maçonnique ne semble d'ailleurs pas très claire au sujet de la mort. Si les maçons jouent un peu facilement avec la notion abstraite à l'occasion du rituel du 3ème degré - certains d'entre eux poussant l'humour jusqu'à faire culbuter le candidat dans un cercueil - ils accumulent les contradictions lorsqu'il s'agit de leur propre mort. L'espérance d'une survie de l'âme après la mort est une conception particulière à certaines croyances religieuses et l'expression maçonnique "passer à l'orient éternel" participe à cette illusion, ce qui constitue une première contradiction avec les concepts - ou l'absence de concepts - eschatologiques de la plupart des maçons. Mais les maçons n'en sont pas à une contradiction près. Ainsi, les avis nécrologiques de certains frères affichent fréquemment les conceptions philosophiques du défunt en indiquant le sigle bien connu de l'équerre et du compas. On doit d'abord s'étonner de ce que certains maçons, très scrupuleux de leur vivant sur le "secret" d'appartenance, puissent manifester un courage aussi subit après leur mort et dévoiler enfin ce qu'ils ont caché durant toute leur vie. Par ailleurs, si l'on peut comprendre que des chrétiens, des juifs ou des musulmans, au moment où ils espèrent accéder au but de leur vie terrestre, fassent référence au sigle de la religion qui leur a promis l'éternité , par contre, l'athéisme considérant la mort comme un terme définitif, on comprend mal l'opportunité de faire référence à un sigle devenu inutile. Enfin, c'est à tort que quelques maçons croient pouvoir faire de l'équerre et du compas l'emblème de leur athéisme. Ces deux outils sont généralement associés à la bible pour former les trois lumières du temple maçonnique, ce qui exclut toute notion d'opposition. Bien sur, certains ateliers belges ont supprimé la Bible de leurs autels, mais, toutes obédiences confondues, ils constituent une petite minorité sur le plan national et surtout sur le plan international. Il est dés lors inadmissible qu'une telle minorité tente de transformer un sigle maçonnique et lui confère un sens dévoyé très différent de son sens originel. L'athéisme est aussi respectable que la croyance en un créateur et il a sur elles l'avantage intellectuel de ne faire aucune promesse au sujet d'un au delà dont on ne pourra jamais revenir pour demander des comptes. Il convient cependant de ne pas le confondre avec des concepts ou des sigles maçonniques qui lui sont tout simplement étrangers. Par ailleurs, l'équerre et le compas ont une charge érotique qui s'accorde mal au mystère de la mort. On peut s'étonner que la "Morale Laïque", la religion sans Dieu, soit affublée d'un sigle constitué de deux outils unis dans la position du missionnaire. Oulianov Vladimir Ilitch Oulianov, 1870-1924 , dit Lénine. Homme politique russe, le père spirituel de l'Union soviétique. Avocat en 1891, il se consacra complètement, dès 1893, au mouvement révolutionnaire ; banni en Sibérie de 1895 à 1900, il prit le nom de "Lénine", inspiré du fleuve Lena. Il vécut ensuite à Londres, Munich, Genève et Zurich. Il aurait été initié à la loge Iskra (l'Etincelle). Il prit part à la révolution russe de 1905 qui fut un échec. Il dut s'exiler en 1907 à Paris et en Suisse pendant la Première Guerre mondiale et regagna Petrograd en février 1917. Le 25 octobre 1917, il renverse le gouvernement du maçon Alexandre Kerenski et devient, en tant que président du Conseil des commissaires du peuple et chef de l'Internationale communiste, l'homme fort de la Russie qu'il transforme en URSS en 1922. Lénine s'illustra non seulement comme homme d'Etat, mais aussi comme théoricien du communisme qu'il fit évoluer vers le marxisme-léninisme en recopiant les structures et la hiérarchie de la Maçonnerie. Oterfurt Nom d'un des trois compagnons parjures qui figurent dans le rituel du grade de maître. Robert Oterfurt était un maçon liégeois. Il n'a rien écrit, il n'a rien fait, il n'a jamais rien dit qui vaille la peine d'être répété. Parti de rien, il n'est arrivé nulle part. Exclu de tous les ateliers de sa région, il a poursuivi sa "carrière" maçonnique à Bruxelles, ce qui lui permettait de prolonger ses prestations dans les établissements chauds de la gare du nord, avant de reprendre le train pour sa ville natale. Il s'est retiré de la Maçonnerie lorsque la SNCB augmenta ses prix. Expression maçonnique: "Espèce d'Oterfurt", "Oter, va te faire furt" Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) Groupe d'écrivains et de mathématiciens français formé en 1960 par Raymond Queneau, Georges Perec et François Le Lionnais : ils entendent explorer tout le champ littéraire, dégager des structures inconnues du texte et les utiliser pour obtenir de nouvelles formes. La créativité passe même par l'utilisation de l'ordinateur. Si le propos se veut scientifique et sérieux, les textes produits sont souvent ludiques et humoristiques. Plusieurs maçons participèrent à ce groupe littéraire. Ozanam Ozanam, Frédéric (1813-1853) Ecrivain et historien français. Il est l'un des plus ardents opposants de la Maçonnerie. Défenseurs du catholicisme social avec Henri Lacordaire (1802-1861), il fonde avec celui-ci le journal démocrate-chrétien: "l'Ere nouvelle" (1848-1849). En 1833, Ozanam a fondé, avec quelques compagnons, la célèbre société Saint-Vincent-de-Paul. Celle-ci fusionnera, en 1969, avec le mouvement féminin Louise de Marillac. Aujourd'hui, la société a conservé sa mission principale qui est d'être en permanence au service des pauvres, d'aider au développement et d'améliorer les relations entre confrères. Elle compte près de 875 000 membres à travers le monde (dont 14 000 en France). |