Docteur BATAILLE

Le docteur Pierre Hacks est né à Charleroi en 1941 dans une famille de tradition laïque, il fut baptisé en cachette par sa mère qui était une femme prudente. Son père, maçon très érudit, était médecin neurologue aux Messageries Maritimes.

Après des études secondaires à l'athénée de Charleroi, il décide de suivre les traces de son père et s'inscrit à la Faculté de Médecine de l'ULB. Elu roi des bleus, il y passa les plus belles années de sa vie en s'occupant des bleuettes.

En 1985, il est nommé professeur à l'ULB et chef du service neurologique des Messageries Maritimes. A partir de cette époque, fort de son nouveau pouvoir, il tire tout ce qui bouge, surtout les infirmières en blouse blanche. Partisan de la "Simultanliebe" de Jean Paul Richter, il affirme qu'il ne faut jamais sacrifier une femme à une autre et surtout, pouvoir aimer à la fois le sublime et le grotesque.

Membre de la GLRB, il y préside le R.E.R., nouveau rite qu'il a créé à la gloire du "Dieu Bon" (Baphomet). Le Pape, touché par cette initiative, lui a accordé une indulgence plénière et la promesse de disposer 70 vierges le jour où il passera à l'Orient Eternel.

En 1990, il a développé ses activités professionnelles en ouvrant un 2e bureau avec sa nièce, Agnès Hacks. Travailleur infatigable, il vient d'ouvrir un 3e bureau .

Il est l'auteur de plusieurs livres maçonniques, écrits sous des pseudonymes: Guy Verval, Prince Proutsky, Jean-Paul VI ..., mais il considère la Maçonnerie comme un "ludibrium". Il aime les femmes, le whisky, les femmes, le caviar, les femmes, la lecture, les femmes, les voyages et les femmes... mais il se soigne.

Athée convaincu, mais n'osant pas le dire par crainte d'une vengeance divine, il considère que la notion de Dieu est médiocrement pittoresque et n'a d'utilité que dans le cadre du rituel maçonnique ou du rituel religieux.

Il lui préfère la notion de "Baphomet" qui regorge de vie et de duplicité, le "Dieu Bon" qui permet toutes les confusions. L'homme peut se reconnaître en lui, le détester à bon escient, se répudier par son intermédiaire et surtout entretenir à travers lui les attributs indigents de Dieu.

 

© Léo Taxil & Cie, 10/13/2001

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